1539, édit de Villers-Cotterêts : François Ier ordonne que les actes de baptême soient rédigés en langue française.
1579, ordonnance de Blois : Henri III étend cette mesure aux actes de mariage et de sépulture.
1667, ordonnance de Saint-Germain-en-Laye : Louis XIV prévoit la tenue des registres en double exemplaires, le premier restant dans la paroisse d’origine, et le second étant déposé au greffe de la juridiction dont relève la paroisse.
Il faudra cependant attendre 1737 pour que ces dispositions réglementaires soient appliquées sur l’ensemble du territoire.
Décret du 20 septembre 1792 : laïcisation des registres paroissiaux dont la tenue est désormais confiée aux officiers municipaux, l’original restant en mairie et le second exemplaire étant confié au greffe du tribunal. Le décret prévoit également la rédaction de tables décennales.
Du 22 septembre 1798 (1er vendémiaire an VII) au 26 juillet 1800 (7 thermidor an VIII) : les mariages ne sont célébrés qu’au chef lieu de canton.
Commencez d’abord par rassembler les documents dont vous disposez dans la famille : copies et extraits d’actes d’état civil, livret de famille, cartes d’identité, passeports, cartes d’électeur, livrets et autres documents militaires, contrats de mariage, baux, testaments…
Collectez aussi les témoignages en interrogeant parents, grands-parents ou tous les membres de la famille susceptibles d’apporter une information.
État civil de moins de 100 ans.
L’état civil de moins de 100 ans est conservé dans les communes. Les actes de naissance, mariage ou décès (N, M, D) peuvent être communiqués sous forme de copie intégrale ou d’extrait d’acte.
Dans les mairies, seuls les actes de votre ascendance directe vous seront communiqués. Prenez directement contact avec la mairie du lieu où est conservé l’acte que vous cherchez.
État civil et registres paroissiaux de plus de 100 ans.
* Les actes paroissiaux et d’état civil sont conservés dans les communes (collection originale) et aux Archives départementales (collection double). L’ensemble, du XVe siècle jusqu’en 1902, a été numérisé, par synthèse entre collections communales et départementales, complétées par quelques actes de la collection diocésaine. L’ensemble de ces actes est consultable en libre service dans la salle de lecture des Archives départementales jusqu’en 1902, mais seuls les actes antérieurs à 1886 sont accessibles en ligne sur le site internet conformément aux recommandations de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Vous pouvez cependant compléter les informations en ligne en demandant à recevoir un microfilm par correspondance, dans un service d’archives situé à proximité de votre domicile, pour la partie manquante de l’état civil communicable (jusqu’en 1902).
* Les tables décennales, relevés de l’ensemble des actes passés dans chaque commune par période de 10 ans et classés par ordre alphabétique des patronymes, permettent de relever rapidement un acte sans en connaître la date précise. Établies à partir de septembre 1802, voire 1792, ces tables décennales ont également été numérisées et sont accessibles en salle de lecture des Archives départementales et en ligne sur internet jusqu’en 1902.
* Des relevés effectués par les associations généalogiques permettent de retrouver plus facilement un acte passé dans une commune. Ils sont disponibles en accès libre en salle de lecture des Archives départementales, ou bien directement auprès des associations de généalogie du département.
* L’Église protestante possède également, de 1600 à 1685, ses propres registres de baptêmes, mariages et sépultures, pour les temples des Ponts-de-Cé (Sorges) et de Saumur. Ils ont été entièrement numérisés et sont accessibles en salle de lecture des Archives départementales ou bien directement en ligne sur le site internet des Archives.
* De la Révolution française à nos jours, l’Église catholique continue de tenir des registres relevant les actes de baptêmes, mariages ou sépultures (B, M, S). Ils sont conservés aux Archives diocésaines et consultables sur rendez-vous (31 bis, quai du Roi de Pologne – 49100 ANGERS – 02 41 18 24 72)
Archives notariales
Les archives des notaires : elles sont en sous-série 5 E et sont librement communicables après un délai de 100 ans. La recherche s’effectue par date des actes et suivant le lieu ou le nom du notaire. L’index de l’ensemble des minutes et répertoires notariaux est disponible sur le site internet des Archives départementales.
Un enregistrement des actes notariaux est conservé en série C pour les actes de l’Ancien Régime, et en sous-série 3 Q pour les actes postérieurs à la Révolution française.
Archives familiales
Les archives familiales (titres de famille ou de propriété) confisquées à la Révolution française sont classées en série E ; les archives familiales données ou déposées depuis la Révolution sont conservées, quant à elles, dans les séries F et J.
Archives judiciaires
Les archives judiciaires sont classées en série B avant 1790, puis en série U après la Révolution française.
Archives militaires
Les archives militaires sont classées en série R. La conscription militaire, réquisition des Français pour le service armé, est mise en place à partir de 1793. Jusqu’à 1872 elle n’est pas obligatoire et fonctionne sur le principe du tirage au sort (avec possibilité, suivant les périodes, d’exemption ou de paiement de remplaçants). Après 1872, tous les hommes de plus de 20 ans sont recensés. Le service militaire obligatoire a été suspendu en 1997.
Recensements de population
Les recensements de population existent depuis l’an IX et sont classées en sous-série 6 M puis en série W. Les listes antérieures à 1936 ont malheureusement été détruites. Une seconde collection peut avoir été conservée en communes.
Faire sa généalogie, c’est rechercher tous les individus, hommes et femmes, avec qui l’on possède un lien de parenté. Ainsi deux types de généalogies sont possibles :
Deux options sont possibles :
° naissance
x mariage
† décès
Vous pouvez choisir de classer l’ensemble de vos fiches par ordre alphabétique, mais vous pouvez également opter pour une numérotation spécifique. Cette dernière solution est souvent la plus pratique lorsque votre généalogie prendra de l’ampleur.
Numérotation des ascendants (méthode Sosa-Stradonitz)
Inventée par Jérôme de Sosa au XVIIe siècle et reprise ensuite par Stephan Kekulé von Stradonitz à la fin du XIXe siècle, cette méthode originale consiste à attribuer le numéro 1 à l’individu pour lequel on veut établir l’ascendance. Son père portera le numéro 2, et sa mère le numéro 3. Le grand-père paternel prendra alors le numéro 4, la grand-mère maternelle le 5 ; le grand-père maternel le 6 et la grand-mère maternelle le 7. Ainsi, les hommes reçoivent toujours pour référence un nombre pair ; les femmes un nombre impair et, pour connaître le numéro de l’épouse, il suffit d’augmenter de 1 le numéro de l’époux.
Numérotation des descendants (méthode d’Aboville)
Au XXe siècle, Jacques d’Aboville met au point une numérotation permettant d’identifier chaque descendant d’une généalogie en lui attribuant un numéro unique retraçant la filiation. L’ancêtre pour lequel on veut établir la descendance prendra le numéro 1. Ensuite, le premier enfant de cet ancêtre prendra le numéro 1.1., le second 1.2., le troisième 1.3., et ainsi de suite à chaque génération.
Là encore, plusieurs solutions s’offrent à vous. Au traditionnel « arbre généalogique », vous pourrez préférer les listes d’ascendance, la roue d’ascendance ou bien le tableau dépliant.
De nombreux logiciels proposent d’ailleurs des mises en pages automatiques de votre généalogie. Vous pourrez opter pour des logiciels payants que vous trouverez dans le commerce ou bien pour des logiciels libres de droit et téléchargeables sur internet. Une bonne définition de vos besoins en amont vous permettra de bien faire votre choix.