Les principales pistes proposées sont les suivantes : actes des notaires, enregistrement, hypothèques, cadastre et contrôle des actes. Tous ces documents sont librement communicables s'ils ont plus de cent ans d'âge. D'autres sources peuvent être exploitées en complément, comme les fonds de famille, de seigneurie, etc.
Les notaires conservent les minutes des actes de moins de cent ans dans leur étude. Passé CE délai, les documents sont versés aux Archives départementales, dans la sous-série 5 E et classés par étude ; l’inventaire est disponible en ligne.
La recherche est aisée : les minutes sont classées par étude puis par ordre chronologique. En consultant l’inventaire des actes notariés, vous trouverez les noms des notaires, les lieux d'exercice et les dates des documents.
Consultez les répertoires chronologiques des minutes de l'étude. Ces répertoires, établis par les clercs de notaires, donnent la liste des actes passés jour après jour avec les noms des parties. Lorsque ces répertoires existent, ils sont signalés dans l'instrument de recherche, immédiatement à la suite des minutes de l'étude.
Depuis 1791 tous les actes notariés sont soumis aux formalités de l'enregistrement. Les actes de translation de propriété sont, quant à eux, transcrits au service des hypothèques.
Les tables ou fichiers de ces deux administrations constituent un moyen efficace pour repérer un acte, simplement grâCE au nom d'une des parties.
Les archives de l'enregistrement, conservées dans la sous-série 3 Q, sont classées par bureaux (le ressort d'un bureau correspond habituellement à un canton).
Afin de faciliter la recherche des actes dans ces registres d’enregistrement, le chercheur dispose d’un certain nombre de tables :
A partir de ces tables, il est possible de repérer tous les actes relatifs à une famille et, en se reportant aux registres d'enregistrement correspondants, on obtient facilement le nom du notaire qui a passé l'acte.
Dès lors, il suffit de rechercher l’acte en question parmi les minutes versées par l’officier ministériel, dans la collection des archives notariales.
A partir de 1865, les différentes tables de l'enregistrement sont remplacées par un fichier unique (le fichier mobile) qui renvoie à un répertoire chronologique (le répertoire général). Seules les tables de successions se poursuivent jusqu'au XXe siècle ; elles sont souvent d’une grande aide pour rechercher la trace des testaments et partages.
Créée en 1799, l'administration des hypothèques est chargée de l'inscription des actes relatifs aux mutations immobilières (ventes, donations, etc.). Chaque conservation des hypothèques exerce ses compétences dans le ressort d’un arrondissement.
GrâCE aux tables alphabétiques, le chercheur peut reconstituer rapidement la circulation des biens immeubles entre familles.
Recherche à partir d'un patronyme
Elle s'exécute en plusieurs étapes :
Notez bien que la collection de tables et répertoires aux Archives départementales est incomplète. Chaque conservation des hypothèques dispose d'une collection refondue et complète, et peut donner les références du volume et de l'acte, lorsqu'on lui indique le nom des parties.
Le recours aux registres des hypothèques est particulièrement recommandé :
Recherche à partir d’une date
C'est souvent la méthode de recherche la plus efficace même quand on ne connaît la date que de manière approximative. Il suffit alors de consulter les registres de transcription des actes translatifs de propriété d'immeubles (la transcription était effectuée habituellement dans le mois qui suivait la signature). Lorsque plusieurs registres ont été tenus parallèlement, il sera nécessaire de les dépouiller successivement, à moins d'obtenir, par l'intermédiaire des registres de dépôt, la référence exacte du volume où l'acte recherché a été transcrit.
L'enregistrement a été mis en place progressivement sous l'Ancien Régime. Selon les catégories d'actes, il convient de distinguer :
La procédure de « l'insinuation judiciaire » est très ancienne (XVIe siècle) ; elle s’effectue auprès des juridictions royales (prévôtés, bailliages, présidiaux, sénéchaussées) dont les archives sont conservées dans les fonds judiciaires d’Ancien Régime (série B) des Archives départementales.
L'insinuation judiciaire concerne d'abord les donations, puis elle s’étend à d'autres types d’actes : contrats entre particuliers, contrats de mariage, successions, scellés, inventaires...
Le contrôle des actes est créé dans un but fiscal. Dès 1693, l’ensemble des actes notariés doivent être déclarés au bureau de contrôle le plus proche. Les actes sous seing privé sont également soumis au contrôle à partir de 1706. Ces registres, conservés dans les fonds de l’administration provinciale (série C) sont classés par bureau et par ordre chronologique. L'accès à ces registres est facilité par :
Les indications relevées dans les registres du contrôle permettent de retrouver ensuite l'acte en question dans les fonds notariaux (sous-série 5 E).
Notez bien que, dans le fonds du contrôle des actes, on peut également trouver, à partir de 1703, pour chaque bureau :
Les actes passés au contrôle sont en effet soumis ensuite à l'insinuation, afin d'en assurer la publicité. Ainsi, un acte est mentionné à la fois dans le registre du contrôle, et dans le registre d'insinuation (suivant le tarif ou, s'il s'agit de mutations d'immeubles, au centième denier).
A condition d'avoir déterminé la commune, le cadastre est le moyen le plus rapide de connaître les mutations immobilières.
Le cadastre dit « napoléonien » est constitué dans la première moitié du XIXe siècle ; il est resté en usage jusqu'à une époque récente. Le registre intitulé tableau indicatif (ou état de sections) est la légende du plan. Le classement y est topographique (par section et par numéro de parcelle cadastrale). Les premières matrices sont établies dans l'ordre alphabétique des propriétaires. Puis, cet ordre est rompu à l'occasion des mutations successives ; les matrices suivantes comportent alors une table.
Il existe deux exemplaires des plans et des matrices du cadastre :
A noter :
De l’aquarelle au numérique : le cadastre napoléonien. Manuel de recherche. Archives départementales de Maine et Loire. 68 pages. 2001.
Pendant la Révolution française, les biens saisis sur le clergé et les émigrés ont été vendus. On peut en trouver la trace dans les tables des acquéreurs de biens nationaux. Quelquefois ces biens ont été gérés par l'administration des domaines pendant plusieurs décennies. Il est alors possible de consulter les dossiers classés par personnes ou par communes. Tous ces documents sont classés dans la sous-série 1 Q.
Le terrier (censier, cueilloir) rassemble, pour une seigneurie ou une localité, les noms des détenteurs de pièces de terre et de maisons, afin de fixer le cens dû au seigneur. Aussi trouve-t-on des reconnaissances (les habitants, individuellement, déclarent tenir tels biens soumis au cens) et des ensaisinements (le seigneur met un tenancier en possession d'une terre).
Les terriers et les livres de reconnaissances ou d'ensaisinements offrent des informations tout à fait exploitables par le généalogiste. Quand on a la chance de disposer d'une suite de terriers, établis à des époques différentes pour la même localité, il est possible de connaître la lignée d'une famille et l'évolution de son patrimoine.
Il n'est pas rare de rencontrer des terriers au XVe siècle. Ces terriers, qui sont des instruments au service des seigneurs domaniaux, sont à rechercher dans les fonds des seigneuries locales. Selon que la seigneurie dépend d'un seigneur ecclésiastique (monastère, chapitre, évêque...) ou d'un seigneur laïque (famille, université...) les documents sont classés dans des séries différentes aux Archives départementales :