La « petite reine » en Anjou

Une relation des plus anciennes

Dès la fin du XIXe siècle les premiers ateliers de fabrication de cycles se multiplient à Angers, faisant de la ville l’une des principales pourvoyeuses de vélocipèdes en tous genres. MALINGE et LAULAN et leur « Violette » rue Paul Bert, les frères GOUJON et « L’Angevine » fabriquée rue Lepneveu, les établissements SAUNIER et les cycles « IDOLE » rue des Carmes mais aussi All Right, Auger, Hyde’s, ROLER’S ou Bulldog. Au début des années 1920, le Maine-et-Loire se classe au troisième rang des départements français par le nombre de bicyclettes en circulation sur ses routes !

Cycles Malinge et Laulan, rue Paul Bert à Angers. Affiche publicitaire signée A. Hugede, 1896 (11 Fi 2001).

Les cycles « Continental »

La fabrique de bicyclettes des frères GOUJON devient l’une des principales de la ville d’Angers. À l’étroit dans ses anciens locaux, elle s’installe dans de vastes ateliers rues Duboys et Bertin en 1910. La marque est rachetée en 1919 par les établissements GUILLEMARD et PELTIER et la marque «Continental» est désormais célèbre dans tout le pays grâce à ses champions. Près de 10 000 cycles sont produits en 1923 par 50 ouvriers et employés. La crise des années Trente puis la concurrence des grandes marques internationales entraînera la disparition des ateliers de fabrication angevins.

Publicité et sponsoring

Sport et loisir très populaire, le vélo est l’un des premiers produits à faire l’objet de campagne publicitaire à destination des sportifs mais aussi de la population dans son ensemble. Les marques s’associent aux grands rendez-vous cyclistes nationaux et internationaux et utilisent l’image de leurs champions pour promouvoir leurs produits.  « Continental, la marque des As » affiche ainsi dans les années Trente les visages des cyclistes les plus célèbres de leur temps, comme le sprinter angevin Raymond MOURAND.

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