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Brèves des archives départementales de Maine-et-Loire

1914. L'Anjou, de la paix à la guerre

07 septembre 2014

1914-1918. Quatre longues années de guerre pendant lesquelles 90 000 hommes partirent du Maine-et-Loire pour le front. 20 000 furent tués, autant furent mutilés ou blessés. À leur côté, les Angevins participèrent à l’effort de guerre et la même angoisse fut vécue par toutes les familles. C’est l’histoire de ces heures tragiques que raconte cette exposition, à travers l’évocation de l’année 1914, celle où tout commença…

 

Le programme autour de l'exposition

L'exposition

Exposition visible
du 17 SEPTEMBRE 2014
au 27 FÉVRIER 2015

Du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf jours fériés)
Les derniers dimanches du mois de 14h à 18h (28 septembre, 26 octobre, 30 novembre, 28 décembre 2014 et 25 janvier 2015)

ENTRÉE LIBRE

Une paix sous tension

Tri des blés, [s.d]. Coll. particulière

La situation internationale est tendue depuis le début du siècle, mais les nombreuses crises ont trouvé jusqu’alors une résolution. Aussi, en ce début d’été 1914, personne ne veut croire à l’imminence d’une guerre générale.

L’Anjou est encore majoritairement rural, l’agriculture et l’industrie y sont prospères et les inventions nouvelles – bicyclette, automobile, cinéma – font évoluer la vie quotidienne. Toutefois la menace est sousjacente : le service militaire a été porté à trois ans, on admire l’armée, on forme des infirmières. Les opinions pacifistes, présentes dans les milieux ouvriers, sont le fait d’une minorité.

 C’est la guerre !

Portrait de René Ferré, 1914. Coll. particulière.

La marche vers la guerre est rapide. Le jeu des alliances est tel que le conflit austroserbe entraîne les puissances dans la spirale de l’affrontement. Le 1er août, à la suite de la Russie son alliée, la France décrète la mobilisation générale. L’Allemagne déclare la guerre le 3 août. L’annonce est reçue avec consternation, mais l’unanimité se fait autour des dirigeants pour défendre la nation assiégée.

En Anjou, 40 000 soldats, encouragés par la population, se rassemblent pour le départ. Comme eux, tous ont confiance : la France est forte, la guerre sera courte, et victorieuse. 

Premiers combats

Les Français ont concentré leurs forces en Lorraine, mais c’est l’échec malgré de lourds sacrifices. Le plan allemand qui prévoit de contourner l’ennemi par l’ouest est au contraire victorieux, et le 2 septembre l’avant-garde allemande n’est plus qu’à 25 km de Paris, tandis que le gouvernement se replie à Bordeaux. En Anjou, malgré les efforts des autorités pour contrôler l’information, la réalité de la guerre s’impose : par l’annonce des premiers deuils, par les lettres des combattants, par l’arrivée en nombre des réfugiés et des blessés, la gravité de la situation ne peut être ignorée.

Tant que la guerre durera

Campagne 1914-1915. Poste d'observation de la cote 222 par René Ferré, 30 avril 1915. Coll. particulière.

La victoire incontestable des Français sur la Marne, du 6 au 13 septembre, écarte le danger d’invasion. Le front s’étire vers l’ouest, mais les violentes batailles de l’Yser et d’Ypres en novembre ne départagent pas les assaillants. À la fin de l’année les armées sont face à face et la guerre s’est installée pour longtemps. À l’arrière, on s’organise : le gouvernement soutient par des pensions les familles de mobilisés, la solidarité permet de maintenir l’activité aux champs ou dans les usines. Politiquement, tous se retrouvent dans l’ « Union sacrée » autour de la défense de la nation.

La guerre : une épreuve partagée

À partir des collections des Archives départementales et des documents prêtés par les familles lors de l’opération « La Grande Collecte », huit parcours d’hommes et de femmes ont été choisis pour illustrer la diversité des situations et l’importance des liens qui unissent les combattants au front et les familles à l’arrière. Lettres, cartes, dessins, poésies, récits, photographies, objets dévoilent la vie de chaque jour avec ses craintes, ses douleurs, et ses espoirs.

Auguste Huberdeau

Auguste Huberdeau, jeune agriculteur
Victor Bretaudeau, père de famille
Pierre Delaunay, artiste peintre
Anne Chatenay, infirmière
Marc Leclerc, homme de lettres
Hippolyte Rochereau, prisonnier de guerre
Pierre Gasnier du Fresne, aviateur
Victor Dauphin, journaliste

L’Anjou dans la Grande Guerre : questions à Alain Jacobzone

Alain Jacobzone, historien, revient dans un film de 20 minutes, visible dans l’exposition, sur les grands traits qui caractérisent l’Anjou en guerre : comment les Angevins ont-ils reçu l’annonce de la mobilisation, comment se sont-ils adaptés à l’absence des hommes, aux pénuries et aux exigences de l’effort de guerre ; quels furent les temps forts de ces quatre années et quel bilan dresser à l’issue du conflit ?

Images de guerre

C’est pendant la Grande Guerre que la photographie prend la dimension d’un véritable « média ». L’exposition témoigne de cette omniprésence de l’image, grâce à de nombreux clichés originaux et cartes postales, ainsi que par une précieuse collection de vues stéréoscopiques.

Portraits et voix des combattants

Près de 200 familles angevines ont contribué à « La Grande Collecte », l’opération lancée par le ministère de la Culture. L’exposition présente les portraits des combattants, ainsi que des témoignages des derniers poilus et de leurs proches enregistrés en 1996.

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