Les Archives départementales présentent "Gli Angioini e le Puglie", une exposition réalisée par l'Alliance française de Bari.
Les Archives départementales présentent, du 29 janvier au 18 mars, un panorama photographique des magnifiques traces monumentales qui aujourd'hui encore, restent les témoins de la présence angevine en Italie du Sud, dans la seconde moitié du Moyen-Âge.
De Foggia à Lecce, en passant par Otrante, Bari,Brindisi, Tarente, six provinces constituent aujourd'hui la région des Pouilles, située à l'extrême sud de la péninsule, dans le "talon" de la "botte" italienne. Durant deux siècles, de la conquête du royaume de Naples par Charles d'Anjou en 1266, jusqu'à la perte du royaume de Naples par le roi René en 1446, cette région constitua un bastion défensif de la puissance des Angevins, face à la mer adriatique, regardant vers la Grèce et plus loin, vers Jérusalem et l'Orient.
Ces églises, ces forteresses, ces palais, marquent la présence angevine dans une région ou l’histoire est déjà inscrite. Avant Charles d’Anjou, les Normands conquérants de la Sicile avant l'an mil, puis les Souabes, avec notamment le grand empereur Frédéric II, avaient su se rendre maîtres du pays et l'armer pour conserver leur conquête. Lorsqu'au milieu du XIIIè siècle les Angevins s'y installent en vainqueurs, ils occupent les lieux, les embellissent, les transforment.
Leurs noms évoquent pour l'historien la puissance des ducs d’Anjou, leur piété, leurs batailles. Aujourd'hui Lucera, Manfredonia, Andria, Bari, Conversano, Brindisi, Oria, Lecce, et bien d'autres conservent pour longtemps encore le souvenir des princes français venus d'Anjou.
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