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11 novembre 1918

« 11 NOVEMBRE 1918 EN ANJOU »

EXPOSITION DU 10 NOVEMBRE 2018 AU 6 JANVIER 2019.

LIEU : HÔTEL DU DÉPARTEMENT (48B, boulevard Foch – Angers)

Le 11 novembre 1918, la convention d’armistice signée entre l’Allemagne et les puissances Alliées met fin aux combats de la Première Guerre mondiale. L’événement se déroule à Rethondes, en forêt de Compiègne, où le maréchal Foch, artisan de la victoire, négocie depuis plusieurs jours avec les plénipotentiaires allemands. Vers 5 h 15 du matin, le texte est paraphé, avec une application générale à 11 h le jour-même. Au soir de ce jour historique, Clemenceau, chef du gouvernement, confie avec lucidité : « Nous avons gagné la guerre non sans peine, maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera encore plus difficile ». 

De ces deux années 1918 et 1919 qui ont conduit, l’une à l’arrêt des hostilités par l’armistice, l’autre au traité de paix du 28 juin 1919, les Archives départementales retracent les étapes et les temps forts : documents, affiches, photographies, objets et souvenirs permettent d’illustrer cette évocation empreinte d’émotion d’un passé centenaire mais encore vivant dans notre mémoire collective.

LE ONZIÈME JOUR DU ONZIÈME MOIS, À LA ONZIÈME HEURE 1918

L'année décisive

Lorsque s’ouvre l’année 1918, la guerre dure sans discontinuer depuis plus de trois ans. Elle a déjà sacrifié plus d’un million de combattants français, soit 15% de la population active du pays. L’Anjou a payé son tribut dans cet immense sacrifice : pas un village, pas une famille qui n’ait déjà son nom sur la sombre liste des victimes. Pourtant la guerre n’est pas gagnée. Au début de l’année 1918, l’état-major allemand passe à l’offensive et le danger est pressant. Foch, nommé général en chef, réussit à stabiliser l’attaque et à contenir les assauts successifs dans les Flandres, sur la Marne, en Champagne. Le 6 août, il est nommé Maréchal de France.

Gagner la guerre et négocier la victoire.

Tandis que Clemenceau, chef du gouvernement, galvanise les énergies, les alliés s’avancent à leur tour. Le 8 août, une première bataille est gagnée à Montdidier, puis à Saint Mihiel : « Jour de deuil pour l’armée allemande », dira Ludendorff, général en chef. Le retrait sera désormais continu, tandis que parallèlement le front oriental s’effondre. Devant l’échec désormais inéluctable, les vieux empires se disloquent : en Autriche-Hongrie l’empereur Charles, successeur de François-Joseph, est contraint à l’exil tandis qu’en Allemagne Guillaume II, qui a tenté pour sauver son trône d’instaurer un régime parlementaire, se résout à abdiquer et se réfugie en Hollande. Les Alliés ont gagné la guerre, ils vont désormais négocier la victoire.

11 novembre 1918, l'Armistice

« Date mémorable ! Date à jamais glorieuse ! L’armistice est signé. La nouvelle nous parvient vers 11h1/2. Bien qu’attendue elle provoqua une explosion de joie. Nous pûmes à peine déjeuner. La joie nous nourrissait, disions-nous. Tout de suite les drapeaux surgirent aux fenêtres. Une animation très grande régnait dans la ville. Le clairon, le tambour, résonnèrent ; les cloches se mirent en branle. Les commissionnaires… s’en allaient en criant, chantant, riant, leurs voitures ornées de drapeaux français et alliés… »

Extrait de : Journal de Marguerite Chaillous, commerçante à Candé, cahiers manuscrits, 1914-1918. Archives départementales de Maine-et-Loire.

De la guerre à la paix

La « Conférence de la paix » qui s’ouvre à Versailles le 18 janvier 1919 doit concilier les attentes des 27 états signataires du futur traité, pour lequel les alliés vainqueurs cohabitent avec les nouveaux états nés de l’implosion des Empires. Les bases d’une organisation internationale, la Société des Nations, sont posées sur l’impulsion de l’Américain Wilson, et le traité est signé à Versailles le 28 juin 1919.

L’Anjou peut, comme la France, regarder enfin vers l’avenir. Peu à peu se dispersent les réfugiés, tandis que ferment les hôpitaux temporaires et que reviennent les soldats et les prisonniers. La vie est chère, la misère grande. Mais l’on fait fête aux soldats qui défilent comme à Paris, sous les arcs de triomphe du 14 juillet, décrété fête de la Victoire, puis le 28 septembre, lors du retour à Angers des régiments mobilisés.

UNE SCÉNOGRAPHIE ORIGINALE

La scénographie originale, réalisée par Pascal Proust, et le graphisme proposé par Virginie Jouet (Carré de Lune)  plongent le visiteur au cœur des événements dans un grand livre ouvert sur cette page particulière de notre histoire.

« LA JOIE ET LES LARMES », UN FILM DE LAURENT PERRY

En 1918 en Anjou, des hommes, des femmes, des enfants ont connu l’angoisse de la guerre et les émotions de l’armistice. Le film projeté dans l’exposition nous restitue leur voix, à travers des témoignages enregistrés à la fin des années 1990 par les Archives départementales.

Sur des images et des documents d’époque, les extraits, choisis et montés avec sensibilité par le documentariste Laurent Perry, nous entraînent avec une grande force dans la vérité de la guerre vécue et subie par les Angevins.

Diffusé en continu - 10 mn

DÉTAILS PRATIQUES

VISITES COMMENTÉES

  • Visiteurs individuels : samedi et dimanche à 15 h (Durée : 45 mn)
  • Visiteurs en groupe : du lundi au vendredi sur rendez-vous
  • Publics scolaires : du lundi au vendredi sur rendez-vous

Gratuit - Accessible à tous. Réservations au 02 41 80 80 00 ou sur archives49@maine-et-loire.fr.

Exposition visible du 10 novembre 2018 au 6 janvier 2019 à l’Hôtel du Département (48B, boulevard Foch – Angers). 

Tout public – Entrée libre – Gratuit. 

  • Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 17 h 30
  • Samedi et dimanche de 14 h à 18 h

 

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