Tous au sport

TOUS AU SPORT EN ANJOU

 EXPOSITION DU 29 AVRIL AU 27 SEPTEMBRE 2019.

Les activités visant à améliorer la condition physique se retrouvent dans les jeux traditionnels, de l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, l’idée de prendre soin de son corps et d’avoir une bonne hygiène corporelle s’impose peu à peu et constitue la base essentielle de la recherche d’une meilleure santé.

Pour former des soldats patriotes, forts et robustes, le cours d’éducation physique devient une discipline scolaire obligatoire à partir de 1869. Les premières sociétés qualifiées de « sportives » en Maine-et-Loire sont celles qui préparent au service militaire et proposent aux jeunes gens des exercices de gymnastique et de tir.
Ces préoccupations hygiénistes et sanitaires encouragent le développement plus large des efforts physiques et les classes sociales favorisées s’intéressent alors à des sports comme la vélocipédie, le nautisme, l’aérostation, les sports hippiques, l’escrime ou encore le tennis. La gymnastique, jugée trop ennuyeuse et disciplinaire, est progressivement supplantée par des sports dits « modernes » codifiés dans l’Empire britannique, tels que le football-rugby, le football-association, l’athlétisme ou le basket-ball. Très vite, les jeunes générations essentiellement urbaines sont conquises par ces sports qui développent l’initiative individuelle et la rapidité de décision.

Très présents dans le département, les patronages religieux et laïcs veulent asseoir leur influence et leur emprise éducative sur la jeunesse. Ils organisent des sections sportives de gymnastique puis rapidement de sports collectifs comme le football et le basket-ball.

Après la Grande Guerre, les industriels locaux contribuent fortement au développement du sport en encourageant les compétitions ; ils aménagent des équipements, stades et gymnases, mis à disposition de leurs ouvriers. Le sport devient accessible et se structure autour de fédérations.


Progressivement, le sport devient aussi un spectacle : les stades, les vélodromes, les rivières, les espaces aériens constituent de nouveaux lieux de rassemblements populaires et joyeux où les équipes et leurs champions sont acclamés. La presse relaie ces manifestations et contribue au développement des pratiques sportives encouragées par l’État.


Après la Seconde Guerre mondiale, dans le Maine-et-Loire, majoritairement rural, l’augmentation du nombre d’équipements comme stades, gymnases ou encore piscines témoigne de la démocratisation et de la diversification des pratiques. En 1954, 17 000 Angevins ont une licence sportive, et vingt ans plus tard, en 1974, ils sont 86 142 licenciés. Le Maine-et-Loire est alors le 2e département français pour le nombre de licenciés par rapport à sa population.

La médiatisation notamment télévisuelle des grands événements sportifs accentue le développement des activités qui touchent désormais plus largement les femmes, les ouvriers et les agriculteurs.

Le sport peut être qualifié de pratique de masse avec en 1998, 178 894 licenciés angevins. À ce chiffre s’ajoutent les nombreux sportifs qui choisissent une pratique non compétitive, hors du modèle institutionnel structuré. Le sport devient une activité ordinaire dont la pratique se revendique désormais du loisir.

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