Les élections dans la province d'Anjou à la fin du XVIIIe siècle

Pour organiser la levée de l’impôt royal direct (la taille), le roi a divisé la France en généralités. L’Anjou appartient à la généralité de Tours qui regroupe les trois provinces de l’Anjou, du Maine et de la Touraine. Celle-ci est divisée en circonscriptions financière secondaires : les élections (ces circonscriptions s’appellent ainsi puisqu’à l’origine les officiers royaux chargés de contrôler la levée de l’impôt étaient élus. Ensuite, comme tous les officiers, ils achètent leur charge).

La province ne compte d'abord qu'une seule élection, celle d’Angers. Mais, peu à peu, celle-ci est progressivement divisée en six élections :  Angers, Saumur (entre 1406 et 1411), Montreuil-Bellay (1577), Château-Gontier (1577), Baugé (1544), La Flèche (1595).

Celle de La Flèche, créée en même temps que le présidial, ne comporte que vingt-neuf paroisses angevines sur les 102 qui la composent, les autres appartenant à la province du Maine.

Au-delà des seules questions financières, les élections deviennent progressivement des circonscriptions administratives de première importance. Elles prennent parfois le nom de subdélégation.

Les intendants de Tours ressentent très tôt le besoin de se faire aider et, « subdélèguent » leurs pouvoirs. Dès les années 1690-1700, ils ont un subdélégué dans chacune des élections de leur généralité.

La situation particulière de Montreuil-Bellay (à la limite orientale de l'élection, laquelle ayant une forme très allongée), rend difficile la tâche du subdélégué. En 1760, l'intendant installe alors à Cholet un « subdélégué hors chef-lieu d'élection » pour administrer la partie occidentale de l'élection.

Le subdélégué n'est ni un officier propriétaire de sa charge, ni un commissaire nommé par le roi. C'est un homme de confiance, choisi et rémunéré personnellement par l'Intendant qui l'a sous sa propre responsabilité.

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